La retenue de garantie est une somme prélevée sur les paiements dus à l’entreprise, conservée par le client pendant la période de garantie, puis restituée si aucun désordre n’est apparu. C’est une pratique courante du BTP — et une source classique d’oubli : beaucoup d’entreprises ne la réclament jamais à la libération.
À quoi elle sert
Elle garantit au client que l’entreprise reviendra réparer les désordres signalés après la réception des travaux. Concrètement : le client retient une fraction de chaque facture, et ne la libère qu’à l’issue de la période de garantie — en général un an, le temps de la garantie de parfait achèvement.
Son taux habituel
Le taux le plus courant est 5 % du montant des travaux, avec un plafond. Dans les marchés publics, la retenue de garantie est encadrée (5 % maximum du montant du marché) et peut être remplacée par une garantie à première demande ou une caution personnelle et solidaire — une option utile pour ne pas immobiliser de trésorerie.
Pourquoi il faut la suivre, pas la subir
La retenue de garantie se joue à deux moments :
- À la commande : le taux et les conditions figurent au règlement de l’AR. Si elles n’y sont pas, la retenue appliquée par le client devient difficile à contester.
- À la libération : un an après la réception, l’entreprise doit réclamer la restitution. Sans échéancier, personne n’y pense.
Comment Acordo aide
Dans Acordo, la retenue de garantie se note à l’étape Règlement de l’AR, dans les délais et conditions de règlement — avec son taux et, s’il y a lieu, les pénalités — ou dans la pièce jointe qui les porte. Ces conditions sont figées avec l’AR à la validation : ce qui a été accepté est tracé. La libération, elle, reste à suivre de votre côté : Acordo ne tient pas d’échéancier de restitution.
Une retenue de garantie bien suivie n’est pas une perte — c’est une créance différée, à récupérer un an plus tard. Encore faut-il savoir quand.