Le prévisionnel de chantier, c’est la réponse à une question simple : combien va-t-on facturer chaque mois, sur quel chantier ? Sans lui, la trésorerie se pilote au jour le jour — et les coups durs se découvrent trop tard.
Une situation par date, pas un tableau croisé
La méthode la plus saine : créer une situation datée par mois (ou par période), et y poser le prévu. Douze situations pour douze mois à venir — la date peut être future, le réalisé reste vide tant que le mois n’est pas venu.
Pourquoi des situations datées plutôt qu’un tableau croisé ?
- Le prévu et le réalisé cohabitent sans se mélanger : chaque ligne sait qui a posé le prévu et qui a saisi le réalisé.
- Le réalisé part du dernier réalisé : une situation intercalée ne facture rien de travers.
- « À facturer » se déduit de la situation antérieure — jamais stocké, toujours juste.
Prévu ≠ réalisé
La confusion classique : croire que le prévu est un réalisé « en avance ». Non. Le prévu est une intention ; le réalisé est un constat. Les deux se suivent sur le même chantier, mais ils ne se remplacent pas — le retard se lit dans l’écart entre les deux.
Comment Acordo aide
Dans Acordo, chaque situation porte deux séries cumulées et indépendantes : prévu et réalisé, chacune en pourcentage ou en montant. Le prévu d’une ligne part de la dernière valeur connue — le réalisé d’abord : on ne repart pas de zéro. Et le réalisé saisi alimente directement les relevés de situation, puis la facture.
Le cycle du mois fait le reste : par défaut, le prévisionnel se pose avant le 10, les relevés partent du 20 au 25 et les factures avant la fin du mois — des jalons que votre société règle à sa main. La direction voit, chantier par chantier, si le prévisionnel du mois est posé.
Poser le prévisionnel des douze prochains mois, c’est transformer un chantier en plan de facturation. C’est la différence entre subir sa trésorerie et la piloter.