Dans le BTP, trois documents se suivent et se ressemblent trop souvent : le devis, la commande et l’accusé de réception. Les confondre, c’est risquer de facturer ce qui n’a pas été commandé, ou de contester ce qui a été accepté.
Le devis : une proposition
Le devis décrit ce que l’entreprise propose de faire, à quel prix. Il n’engage pas le client tant qu’il n’est pas accepté, et il n’engage l’entreprise qu’à partir du moment où le client l’accepte.
Point important : un devis modifié par le client n’est pas un nouveau devis — c’est le même, dans
une nouvelle version. Le numéro ne change pas, le compteur s’incrémente (/00, /01…). Sinon, on se
retrouve avec deux fichiers qui se ressemblent et plus personne ne sait lequel le client a reçu.
La commande : un engagement du client
La commande est l’acte par lequel le client demande les travaux, en se référant généralement au devis. Elle peut être un bon de commande formel, un email, ou la simple acceptation du devis signé.
C’est à ce moment que l’argent se décide : la commande fixe le montant, le périmètre et les délais.
L’AR : la preuve que l’entreprise a accepté
L’accusé de réception de commande atteste que l’entreprise a reçu la commande et l’accepte aux conditions indiquées. C’est le document qui engage l’entreprise — et donc celui qu’il faut le plus soigneusement tenir.
La différence essentielle :
| Document | Qui s’engage | Valeur |
|---|---|---|
| Devis | L’entreprise (propose) | Proposition, révisable |
| Commande | Le client | Engagement du client |
| AR | L’entreprise (accepte) | Preuve de l’accord |
Pourquoi l’ordre compte
L’ordre devis → commande → AR n’est pas une formalité. Il dit qui s’est engagé, à quel moment, sur quelle version. Un AR qui ne référence pas le bon devis est un AR fragile. Un devis « gagné » qui n’est rattaché à aucune commande est une promesse sans suite.
C’est pourquoi Acordo impose la cohérence : le montant de l’AR est la somme des devis rattachés, et le passage des devis en « gagné » n’a lieu qu’à la validation de l’AR. Un brouillon d’AR n’engage aucune commande — c’est l’ordre des choses, garanti par l’outil.